Edmé François Pierre Chauvot de Beauchêne (4)

Les citations de Chauvot de Beauchêne :

Les grandes passions tiennent plus au caractère de ceux qui les éprouvent qu'aux qualités de ceux qui les inspirent.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La musique agit sur nous de deux manières différentes, et qui cependant arrivent au même but. L'harmonie excite puissamment l'oreille, et la mélodie est un langage séduisant qui pénètre bien avant dans l'âme.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Il est un sentiment qui réunit au charme de l'amitié tout ce que l'amour a de plus pur et de plus tendre : il existe entre personnes d'un sexe différent, il n'est ni de l'amour ni de l'amitié, mais il vaut mieux que tous les deux.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'avarice flétrit le cœur de l'homme, le dessèche, et finit par le fermé à toutes les affections douces et bienveillantes. De toutes les passions, c'est celle qui avilit le plus ; elle produit l'égoïsme absolu, enfin, elle détruit tous les rapports de l'homme avec ses semblables.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'avare n'aime ni lui ni les autres, seul son argent est son idole ; et il est d'autant plus la dupe du culte qu'il lui rend, que son indigence augmente à mesure que son coffre-fort se remplit.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La jalousie qui survit à l'amour n'appartient qu'à la vanité.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La jalousie est inséparable de l'amour ; l'homme qui n'est point jaloux n'aime que faiblement, ou n'aimera pas longtemps.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La jalousie reçoit toujours l'empreinte du caractère, parce qu'elle est au tempérament ce que l'amour est à l'âme.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La jalousie est un sentiment douloureux qui tourmente le cœur, et qui finirait par le guérir de l'amour, si le délire pouvait guérir de la fièvre.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

On est toujours disposé à trouver comme la plus belle la femme qu'on aime davantage, par la raison que la beauté est faite pour être sentie et non jugée.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Tant qu'on aime une femme, on lui parle beaucoup d'elle ; quand on ne l'aime plus, on lui parle beaucoup de soi.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La femme que l'on aime le plus est souvent celle à laquelle on le dit le moins.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les soumissions font quelquefois naître l'amour, mais ne le ressuscitent jamais.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Il ne faut pas plus d'habileté pour régner par la terreur qu'il ne faut d'adresse pour délier le nœud gordien par le tranchant du sabre.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Beaucoup de gens sont devenus cruels parce qu'ils étaient trop ambitieux ; ce n'était pas qu'ils fussent naturellement cruels, mais ils n'avaient pas assez d'esprit pour réussir en agissant autrement.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La vie est un fonds que Dieu a confié à l'homme pour le faire valoir, dont il use le plus souvent comme s'il n'en devait jamais rendre compte.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'épitaphe est la dernière des vanités de l'homme, elle est une marque bien plus certaine de l'orgueil des vivants que des vertus des morts.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Un vieillard flétri par l'orage des passions qui ont tourmenté sa vie, abattu par le temps, n'offre plus à la fin de sa carrière que les débris d'un grand naufrage : ses défauts ou ses vices paraissent avec toute leur difformité, parce qu'ils n'ont plus d'excuse ; mais celui qui toujours pratiqua le bien, parvient aux limites de la vie environné de l'éclat de ses vertus, et présente moins l'image de la mort que l'aurore de l'éternité.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les vieillards sont comme ces monuments que le temps a ravagés, et qui conservent quelque empreinte de leur noble origine.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

On critique souvent très amèrement les vieillards, parce qu'ils ont conservé quelques-unes des habitudes de la jeunesse ; hélas ! pourquoi ne veut-on pas voir en eux des hommes qui se noient et qui s'accrochent aux branches.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les cheveux blancs d'un vieillard sans reproche sont une couronne dont le temps a orné sa tête.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Quand les passions ont cessé de tourmenter notre vie, le repos est le plus grand de tous les biens : heureux celui qui peut se le procurer ! et pour y parvenir, il faut renoncer entièrement et sans retour à tout ce que le monde appelle honneurs, grandeurs, fortune ; vivre peu avec les autres, beaucoup avec soi-même et toujours en présence de Dieu.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

À cinquante ans on commence à se lasser du monde ; à soixante le monde se lasse de vous : il faut donc, quand on est arrivé à ce terme, savoir se suffire à soi-même.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'âme est véritablement grande quand elle sait se posséder, et qu'elle est peu troublée par les orages de la vie ; elle ressemble à la mer, dont la surface est agitée pendant la tempête, tandis que le fond reste tranquille.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Connaître son tempérament, c'est avoir trouvé le meilleur médecin.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)