Les citations d'auteurs divers

Les citations en attente d'être classées :

Les citations d'auteurs divers

Cette rubrique liste les citations, pensées et réflexions d'auteurs célèbres non classés dans nos différents dictionnaires. En fonction du nombre de citations recueillies, vous pourrez lire toutes leurs pensées et maximes dans notre dictionnaire des auteurs célèbres classés par ordre alphabétique.

Les 29 citations d'auteurs divers :

Le véritable auteur de la guerre n'est pas celui qui la déclare, mais celui qui la rend nécessaire.
François-Auguste Mignet ; Histoire de la Révolution française (1824)

Il est déplorable d'être obligé de ravager la propriété de son voisin ; de voir ses foyers ensanglantés par ce voisin ; mais franchement, est-il beaucoup plus humain de massacrer une famille de paysans allemands que vous ne connaissez pas, qui n'a eu avec vous de discussion d'aucune nature, que vous volez, que vous tuez sans remords, dont vous déshonorez en sûreté de conscience les femmes et les filles, parce que c'est la guerre ? Quoi qu'on en dise, les guerres civiles sont moins injustes, moins révoltantes et plus naturelles que les guerres étrangères, quand celles-ci ne sont pas entreprises pour sauver l'indépendance nationale. Les guerres civiles sont fondées au moins sur des outrages individuels, sur des aversions avouées et reconnues ; ce sont des duels avec des seconds où les adversaires savent pour qui ils ont l'épée à la main.
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1848)

L'épée ne s'arrête pas juste à la limite du droit ; il est de sa nature de rentrer malaisément dans le fourreau quand elle s'est une fois échauffée dans la main de l'homme.
Henri Lacordaire ; Œuvres complètes (1872)

Quel douloureux spectacle qu'une vaste arène où règne la guerre et la mort, où la vengeance s'exerce dégagée de tout frein, où la victoire sourit au carnage, où l'homme disparaît sans deuil de la terre qu'il a ensanglantée, où la fortune seconde tour à tour l'un et l'autre parti, où l'ordre et la discipline ne font qu'assurer d'horribles succès.
Jean-Louis Alibert ; Physiologie des passions (1825)

Si l'homme avait une dose suffisante de bon sens, il n'attacherait la gloire qu'à des actes éclatants d'humanité, de justice ; qu'aux œuvres de génie empreintes d'une bonne morale. J'accorderais volontiers de la gloire à ceux qui épargneraient le sang de leurs peuples, aux guerriers qui ne combattraient que pour la défense de leurs foyers, aux magistrats qui tiendraient dans un parfait équilibre les balances de la Justice, aux savants qui feraient une découverte utile ; aux écrivains, aux poètes dont les nobles inspirations feraient aimer la patrie, la vertu et la liberté ; je souhaiterais même que cette gloire fût immortelle pour le bonheur des hommes.
Antoine Jay ; Un mois à Sainte-Pélagie (1823)

Après tout qu'importent la mort et les revers, si notre nom prononcé dans la postérité va faire battre un cœur généreux deux mille ans après notre vie ?
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1848)

C'est une prodigieuse raison, sans doute, que celle qui nous a montré dans la foi la source des vertus. Il n'y a de puissance que dans la conviction ; un raisonnement n'est fort, un poème n'est divin, une peinture n'est belle que parce que l'esprit ou l'œil qui en juge est convaincu d'une certaine vérité cachée dans ce raisonnement, ce poème, ce tableau. Un petit nombre de soldats, persuadés de l'habileté de leur général, peuvent enfanter des miracles. L'amitié, le patriotisme, l'amour, tous les sentiments nobles sont aussi une espèce de foi.
François-René de Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

L'esprit humain est comme la volonté humaine, toujours pressé d'agir, impatient des obstacles, avide de liberté et de conclusion.
François Guizot ; Histoire de la civilisation en Europe (1828)

Les conquêtes du génie ne sont pas comme les conquêtes de la guerre, elles ne veulent pas se perdre dans l'espace ; il ne leur faut qu'un peu de place au soleil.
Arsène Houssaye ; Voyages humoristiques (1856)

Tel est le privilège du génie, il aperçoit et saisit des rapports là où des yeux vulgaires ne voient que des faits isolés.
François Arago ; Éloge historique de Joseph Fourier (1833)

Les plaisirs de l'esprit ont un attrait tout nouveau ; l'âme est toujours jeune pour les goûter, et le temps, loin de les affaiblir, leur donne chaque jour plus de vivacité.
Pierre Laromiguière ; Leçons de philosophie (1815-1817)

L'homme dont l'esprit n'est pas sans culture, qui peut franchir sur les ailes de la pensée l'étroite enceinte où il est placé, n'éprouve d'ennui nulle part.
Antoine Jay ; Les Hermites en prison (1823)

Honte à qui ne sait pas réfléchir pour connaître ! Par la réflexion l'homme ennoblit son être, s'exalte, et la raison fut donnée aux humains pour sentir dans leurs cœurs les œuvres de leurs mains.
Émile Deschamps ; La cloche (1843)

L'esprit aime à changer d'objet et d'action, à agiter des idées, à faire mettre, à mettre au jour les choses ignorées ; il aime la vérité, il aime l'erreur ; le mensonge ne lui déplaît pas toujours. L'esprit est roi, il est le maître, il est maître absolu ; il appelle la contradiction, il exècre l'esclavage, il se plait à frôler les divers écueils où tombe, en s'agitant, la raison humaine ; il recherche avec rage tout ce qui brille, et tout ce qui chante, et tout ce qui s'en va au loin. Il est fou de couleurs, fou de lumières et de fracas ; le demi-jour lui sied à merveille ; il ne hait pas le crépuscule ; si la nuit est profonde il saura tirer parti des ténèbres. Un grand esprit a le défaut suprême de ne voir que l'ensemble, de négliger les détails ; un petit esprit a cette grande qualité d'embrasser une quantité d'objets curieux, utiles, bons à étudier, bons à savoir. L'esprit inspiré, grâce à sa bonne humeur, fait passer bien des choses d'une rude et cruelle digestion.
Jules Janin ; Histoire de la littérature dramatique (1853-1858)

II est une qualité que tout le monde se flatte d'avoir dans une bonne mesure, qu'on donne et refuse aux gens un peu au hasard ; le nom en est dans toutes les bouches, la chose est encore et sera toujours à définir, c'est l'esprit.
Désiré Nisard ; Histoire de la littérature française (1844-1861)

L'espérance est la force de l'infini descendue dans le cœur de l'homme pour tenter l'inconnu ; elle est la marche triomphale sur le chemin de l'éternité.
Eugène Pelletan ; Profession de foi du dix-neuvième siècle (1857)

Nos illusions sont sans terme, détrompés mille fois par l'amertume du calice, nous y reportons sans cesse nos lèvres avides.
François-René de Chateaubriand ; Les Natchez (1827)

En heurtant le réel, ma riante chimère s'est brisée.
Théophile Gautier ; Albertus ou L'âme et le péché (1833)

L'espoir a cela de commun avec l'opium, que lorsqu'on se réveille on n'est que plus abattu et plus triste.
Alexandre Dumas ; Fernande (1844)

Combien, hélas ! de longues espérances n'ont pas vécu jusqu'au lendemain !
Amable Tastu ; Poésies nouvelles (1835)

Le désir en ce qu'il a de fixe, d'habituel et d'incorrigible, est toujours un peu en raison de l'espérance ; c'est d'espérance toujours que se nourrit obscurément et à la dérobée le désir, sans quoi il finirait par périr d'inanition et du sentiment de son inutilité. Le désir n'est guère qu'une première espérance aveugle, audacieuse, déguisée et jetée en avant au hasard comme une sentinelle perdue près du camp ennemi ; mais il sent derrière lui, pour le soutenir, le groupe des autres espérances.
Charles-Augustin Sainte-Beuve ; La volupté (1840)

Il est dans le ciel une puissance divine, compagne assidue de la Religion et de la Vertu ; elle nous aide à supporter la vie, s'embarque avec nous pour nous montrer le port dans la tempête ; quoique ses yeux soient couverts d'un bandeau, ses regards pénètrent l'avenir. Quelquefois elle tient des fleurs naissantes dans sa main ; quelquefois, une coupe pleine d'une liqueur enchanteresse. Rien n'approche du charme de sa voix, de la grâce de son sourire. Plus on avance vers le tombeau, plus elle se montre pure et brillante aux mortels consolés. La Foi et la Charité lui disent : Ma sœur ! et elle se nomme l'Espérance.
François-René de Chateaubriand ; Les Martyrs (1809)

Dans un monde où l'amour se montre sans pudeur, la tristesse est pour tous un signe de froideur.
Louise Colet ; Penserosa (1839)

Nul ne sait deviner la joie intérieure rayonnant dans un cœur qu'une espérance effleure.
Louise Colet ; Penserosa (1839)

La servitude, si elle le pouvait, abaisserait le ciel à son niveau et prosternerait avec elle Dieu devant les maîtres du monde.
Jean-Jacques Ampère ; L'histoire littéraire de la France (1839)

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