Anne Barratin (2)

Les citations de Anne Barratin :

La faute meurt dans son pardon.
Anne Barratin ; Pensées in Œuvres posthumes (1920)

Remettre, c'est compter sur la générosité d'un tyran, le temps.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

Le vrai remords refuse obstinément de s'excuser.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

La foi dans ce qu'on fait vaut la sincérité dans ce qu'on dit.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

L'innocence provoque plus de respect, le repentir plus d'admiration.
Anne Barratin ; Pensées in Œuvres posthumes (1920)

Trop de respect en amour, c'est de l'amour frigorifique.
Anne Barratin ; Pensées in Œuvres posthumes (1920)

L'amour fait plus de mécontents que de gens heureux.
Anne Barratin ; Pensées in Œuvres posthumes (1920)

Les principes sont des points de refuge, où l'homme se gare de la passion.
Anne Barratin ; Chemin faisant (1894)

La jalousie qui ne s'éteint pas avec l'amour est de l'amour-propre.
Anne Barratin ; Chemin faisant (1894)

La vie peut toujours faire pire.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

On déteste les conséquences de son péché bien avant de le détester lui-même.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

On peut aimer et détester dans la même heure.
Anne Barratin ; Pensées in Œuvres posthumes (1920)

Détester, c'est commencer à s'empoisonner.
Anne Barratin ; Pensées in Œuvres posthumes (1920)

On peut détester sans haine, comme on peut aimer sans tendresse.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

La jeunesse et la santé sont les deux dons qui font le plus d'ingrats.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

L'orgueilleux est tout près de l'ingrat : il boit facilement dans le même verre.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

Il faut se voir et se regarder vivre.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

Le regard porte le poids de la pensée.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

La délicatesse est la première vertu du savoir-vivre.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

La pudeur s'atténue avec l'âge, comme la timidité, mais où elle a régné, elle laisse la délicatesse.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

On apprend plus la sobriété que la délicatesse, cette sobriété d'un autre genre.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

La délicatesse en est souvent pour ses frais, mais elle les paie de bon cœur.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

Les soins c'est de l'amour qui se partage ; ce sont des caresses discrètes.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

Une confidence trop partagée, comme un flacon ouvert, perd tout son parfum.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)

On associe la nature à sa peine, comme on associe l'ami à ses joies, sans qu'il les partage.
Anne Barratin ; De vous à moi (1892)